*V e r g e s s e n e * K i n d e r*E n f a n t s * O u b l i é s*

*V e r g e s s e n e * K i n d e r*E n f a n t s * O u b l i é s*
Ils l'ont oublié.
Il est resté seul.
Il ne savait pas quoi faire.
Il a du se débrouiller seul.
Il a réussit à exister.
Mais ...



___________________A QUEL PRIX ?




_________________________________________

RECOMMANDATIONS


Cette fiic' comporte :

sexe

drogue et alcool

vulgarité



Toute info sur la drogue me serait utile
pour la realité de l'histoire, merci.

_________________________________________

Mes Chefs d'Oeuvres (à voir seulement si on aime les m-pregs)

______x * x *

(l'ampleur de ma folie est mesurable) Ma Collection

x * x * x * x * x * x * x * x * x * x * x * x * x *


_________________________________________

Avez-vous une fiic' sur Tokio Hotel ?
Laissez votre adresse.

* Lovely-d3vil ~ unobtrusive-memory ~ liebe-verboten ~ tokiostoryhotel ~ lisedel-thfanfic ~ soeben-mein-traum ~ lora-fanfic ~ 3m0-tii0n-TH ~ yaza-gaku ~ th-f0r-life ~ oOfan-fic-th-of-zoonOo ~ fictiion-th-483 ~ nunush ~ i-hate-everything-of-you ~ thficforum483 ~ FiiiKtion ~ Trauriges-Leb3n ~ MaviesansBill ~ Es-bringt-miich-um ~ Pommyth ~ Geliebte-unverstanden ~ In-dir-auf-immer ~ x-redenxx ~ SweetTwinsDreams ~ Soeben-eine-Fiktion ~ xTwins-Graou ~ Fictiion-th-483 ~ tokio-hoteleuzZz-x ~ Twinsex ~ freundschaft-und-liebeTH ~ x-apparences ~ tokio-fan-fic31 ~ tokiohotelst0ry ~ Be-Sex ~ tokii0-h0tel--x ~ ma-yaoi-th ~ yaoi-bruderkaulitz ~ nightmar3-yaoi ~ xZerbrochen ~ x33-th-fiic-cciil ~ TH--fiic--KP ~ juste-my-fiction ~ Fiiktion-of-teache ~ x-fic-de-mes-amours-x ~ RedonnexMoi ~ Here-comes-Me ~ Loucoom ~ fiixii0n-th ~ Juiaccro ~ Hilf-mir-fliegenx ~ gronnutger-bad


[ exemple : Celles que je conseille ^^ ]


x
© Stern_*
# Posté le dimanche 24 juin 2007 15:21
Modifié le samedi 12 janvier 2008 14:35

PROLOGUE

PROLOGUE
Vous avez gagné les filles ><
Je me lance, morte de trouille à l'idée d'en avoir eu une mauvaise [ben oui, d'idée xD].
Brefons, je parle je parle et vous lisez mes conn*ries ! xD
Mwa j'suis pas vulgaire, mais c'est pas le cas de tout le monde ^^
Allez, lançons nous sinon on sera jamais arrivé !


_________________________________________

Code des couleurs :

dialogues
narration
les POV seront indiquées avant chaque paragraphe

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PROLOGUE


[pas de POV]

Dans la cité d'une grande ville, une ombre longe les murs. Une ombre parmi tant d'autres, mais seule à cette heure tardive. Le froid de ce mois d'hiver gèle les quelques flaques, parsemant le bitume et les dalles des petites rues piétonnes. Le pas rapide et léger, elle avance se jouant de la lumière, que produisent les quelques lampadaires résistants au vandalisme de ce secteur. Elle prend les tournants sans une hésitation, pourtant ceux-ci sont nombreux et semblables en tout point dans l'obscurité régnante. Son pas est décidé et silencieux. Elle ne s'arrête pas une seconde, continuant son chemin, empruntant des ruelles où personne n'aurait l'idée de s'aventurer, pour finalement disparaître dans l'une d'elles. Le faible écho de ses pas s'arrêtant définitivement, remplacé par un grincement de porte, puis le silence total et glacial de la nuit. Aucun témoin de cette ombre solitaire, si ce n'est la ville elle-même.

- - - - - - - - - - -

« Jeune fille, faites attention ! Vous voulez mourir ou quoi ?! »

La jeune fille en question s'écarte vivement de la route, où une voiture vient d'user ses pneus et freins dans un crissement infernal, pour l'éviter. Le conducteur, visiblement furieux, redémarre aussi vite, jurant contre l'adolescente qui le foudroie du regard. Elle regarde le véhicule s'en aller, les sourcils froncés. Elle soupire, excédée. Car cette jeune fille n'est autre qu'un jeune garçon et, comme toujours, son manque de masculinité lui aura fait défaut. Il reprend son chemin, se maudissant de ne pas avoir fait attention avant de traverser. Il franchit la porte ferrée d'un jardin public, la démarche féline et l'air implacable. L'ayant traversé entièrement, il tombe sur l'entrée de son lycée encombrée d'adolescents.

Des groupes de filles discutent bruyamment, minaudant sur les vacances qu'elles viennent de passer aux Maldives ou dans une magnifique station de ski. Les bandes de mecs, qui d'habitude sont encore plus bruyantes, se font silencieuses. En ce premier jour de classe, après les vacances d'hiver, l'ambiance est froide et on chuchote partout qu'une nouvelle bande vient d'arriver en ville. Des dealers.

Le jeune homme tente de scinder la foule. Des cris de protestations s'élèvent, mais s'estompent bien vite. Tous le connaissent. De nom. Car c'est tout ce que l'on arrive à savoir de lui. Les seules personnes qui se sont risquées à lui parler n'en ont rien obtenu. Les élèves de sa classe ont été tentés de croire qu'il était muet. Mais les professeurs en avaient, manifestement, décidé autrement. A leurs questions, il répondait. Et toute sa classe s'étonna de sa belle voix. Le silence du jeune homme effraie, autant que son look et l'air indifférent qu'il porte sur tout ce qui l'entoure.

Il pénètre dans l'enceinte du lycée, mp3 dans les oreilles et se dirige vers le recoin le plus sombre de la cour. Il s'assoit sur le seul banc présent et attend. Routine quotidienne du jeune homme, que tout le monde finit par connaître également. C'est un endroit qu'il apprécie particulièrement. Où personne ne le dérange, bien que cela soit une tentative vaine, tant son indifférence est marquante.

Bill, c'est son prénom et accessoirement, quatre lettres dont personne ne possède la clef ...
Enfin ... jusqu'à ce jour...


_________________________________________



Désolée pour la courtesse du Chap, mais c'est le Prologue et j'suis moitié inspirée :/
Bref' ... la suiite dès que j'aurais les com's parce que j'ai juste a y taper finalement ^^

Vos impressions ?
=s

[CHAPITRE 1 EN LIGNE]


Bisous à toutes ^^


© Stern_*
# Posté le jeudi 28 juin 2007 15:01
Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:34

Salut les filles !
je suis contente que ça vous plaise =D
J'avais un peu peur d'écrire n'importe quoi --"
Bref la suiite, puisque j'ai mes 5o com's ...

[n'est-ce pas Elo' ... elle n'y est pour rien voyons xD]


_________________________________________

CHAPITRE 1

[POV Bill]

« Pouvez-vous répondre à ma question ? »
Non. Je ne peux pas. Premièrement parce que je ne la connais pas, vu que je préférais largement le teint du ciel à celui du tableau. Et deuxièmement, parce que c'est vous qui me la posez, Monsieur. Je hais la science physique et encore plus ce prof. Il a cette façon de regarder les gens, comme si lui, était sur un piédestal.

Toute la classe se tourne vers moi, et comme toujours, je baisse la tête en observant mon cahier, cherchant une réponse à une question inexistante. Le silence se fait lourd, et long, troublé par quelques chuchotements. Même sans les comprendre, je les connais déjà.
'Pourquoi le prof attend ? il sait pas parler de toute façon ... on dit qu'il est muet !', 'nann c'est tout simplement parce qu'il a honte' puis ... des rires. Désopilant.

Je sens les regards posés sur moi. Méprisants, curieux, intéressés ... autant de regards que je déteste. Le prof me laisse, enfin, tranquille en donnant la parole au premier de la classe, dont le doigt est levé depuis vingt minutes. Les regards se détournent, les uns après les autres, tandis que le mien se perd dans le ciel. Il est gris, les nuages forment un barrage entre le soleil et la Terre. J'aime ce temps, il convient parfaitement à ma personnalité. Je m'y sens à l'aise.

Une sonnerie retentit, suivie d'un vacarme assourdissant. C'est la fin des cours. Mais à vrai dire, aujourd'hui c'était la rentrée. Je ne vois donc pas, pourquoi je me presserais sachant que cette journée sera la même demain et tous les jours qui suivront jusqu'à mes dix-huit ans. Je soupire à cette idée. La classe est vide, alors que je commence seulement à ranger mes affaires. Mon regard tombe sur le bureau du prof. Plus aucune trace de lui, quel professionnalisme. Je parcoure la pièce des yeux, appréciant le doux silence qui y règne avant de sortir et retrouver le bruit de la circulation citadine. Tout à coup, mon regard en rencontre un autre, à travers la porte entrebâillée. Un bruit de course dans le couloir et une mèche de cheveux qui passe furtivement. Il n'y a plus personne. Je suis excédé par tous ces gens qui me prennent pour un phénomène de foire. Mon sac atterrit sur mon dos, négligemment, tandis que je prends la direction de la sortie.

Je marche, le pas lent, et inconsciemment, mon rituel mental se met en place. Je fais constamment le point sur ma vie, et je me rends compte chaque jour qu'elle est inutile ...
J'ai seize ans, mais j'en parais dix-huit. Je vis avec ma mère, n'est jamais connu mon père. Enfin pas assez longtemps pour que je m'en souvienne. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître venant de quelqu'un de mon âge et dans ma situation, je n'attends plus rien de la vie. De la mienne.

[pas de POV]


Le regard triste, le jeune homme avance, traverse le parc sans s'apercevoir qu'une certaine personne l'observe. Une jeune fille, le regard pétillant et un sourire malicieux aux lèvres. Assise sur un banc, elle le regarde passer. C'est à peine s'il fait attention où il pose les pieds ... Comment aurait-il pu la voir ?

- - - - - - - - - - -


Il fait nuit noire. Le ciel s'est dégagé, les étoiles brillent. Un regard tourné vers celles-ci, désespéré. Une larme s'échappe, un sanglot se fait entendre dans le silence de mort de la ruelle. Il porte la bouteille à sa bouche, tentant d'étouffer cette remontée de souvenirs, et le froid qui engourdit de plus en plus ces membres. Tous plus douloureux les uns que les autres. L'alcool fait son effet. Une douce chaleur s'insinue en lui. Les souvenirs s'effacent peu à peu, un seul reste. Une sensation de bien-être l'envahi, tandis qu'il contemple le sourire radieux d'un enfant. Il n'arrive pas a se rappeler de son prénom, mais après tout il s'en fiche, il somnole déjà. Un corps avachi contre un mur et quelques gouttes coulant du goulot avant de s'écraser sur le sol. C'est une scène quotidienne dans la cité, malheureusement à cette époque, le froid fait son travail, et le matin, certains corps sont sans vie.


_________________________________________

Voila ^^
alors ? c'est bien ? ><
bref ...


[CHAPITRE 2 EN LIGNE]

Bisous les filles ! <3

© Stern_*
# Posté le mardi 03 juillet 2007 18:54
Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:34

Après nombreuses protestations pour 'trop grand nombre de com's à mettre'
j'ai décidé de plus mettre de marge,
et tant pis pour vous si c'est troop long --"
j'vais pas me gêner pour prendre mon temps maintenant,
j'vous f'rais plus plaisir puisque vous cherchez pas à me faire plaisir.
Sur ce malentendu facheux,
la suiiiiite =D


_________________________________________

CHAPITRE 2

[pas de POV]

Dans la cité, les immeubles sont pratiquement les mêmes et tous plus insalubres les uns que les autres. La règle d'or, c'est 'chacun pour soi'. Ainsi même les patrouilles de police se font rares. Pourtant, en hiver, elles passent tous les jours récupérer les cadavres des sans abris morts de froid la nuit. Pour ne pas prendre de risque inconsidéré, elles passent, mais à quinze heures. C'est pourquoi, les cadavres sont le plus souvent dénudés, sans rien sur eux, alors que ce n'était pas le cas quand ces pauvres gens respiraient encore. La règle s'applique dans tous les cas, même la mort.
Ca ne pose évidemment pas de problèmes. A personne. Les plus malveillants passent leur nuit à sillonner la ville, à la recherche d'un corps, dans l'espoir qu'il ait de la drogue ou autres sur lui. Et les policiers sont plutôt tranquilles. Et puis, personne ne se plaint, donc tout va pour le mieux. Mais cette nuit, le froid a fait une victime de plus. Celle-ci va poser plus de problèmes qu'une autre ...

- - - - - - - - - - -

Le soleil se lève timidement, éclairant de ses faibles rayons un immeuble abandonné. Le quatrième étage de celui-ci est difficile à atteindre, car les escaliers sont branlants et qu'il faut bien du courage pour oser monter dans pareille ruine. Mais plus aucune pièce n'est habitable dans ce vestige du dix-huitième siècle, à part les deux restantes du dernier étage. Le quatrième. Les autres pièces sont encombrées de morceau de l'immeuble lui-même, qui s'effondre de temps en temps. Cependant, malgré ces allures de maison fantôme, il est bien habité. Par deux personnes, qui le trouvent bien pratique comme cachette et qui viennent d'arriver ici. Personne ne risque de les déranger. Enfin, ils le croyaient, jusqu'à aujourd'hui.

Une porte s'ouvre à fracas, sortant presque de ces gonds, elle se cogne contre le mur, qui résiste tant bien que mal à la poussée de celle-ci. L'entrée de l'homme habillé d'un baggy et d'un sweat bien trop grand pour lui, provoque un bruit furieux dans toute la petite pièce. Elle ne possède presque rien d'une habitation, le strict minimum. Un matelas posé à même le sol, quelques parpaings qui servent apparemment de table, et plusieurs cartons qui, eux, servent de rangements. Les deux occupants du 'lit' sursautent à l'unisson. Le regard ensommeillé d'un jeune garçon, celui plus qu'effrayé d'une jeune fille. Le garçon, dont les longues dreads blondes retombent dans le dos et sur les épaules, adresse un regard méprisant à l'homme avant de lui crier :

- « Qu'est-ce que tu veux ? Tu vois pas que j'suis pas en service ? Il est dix heures du mat' p'tain ! »
L'homme s'avance dans la pièce, se plante au milieu et déclare d'une voix sans émotions aucune :
- « J'suis pas là pour ça. Max est mort, c'est toi le dealer officiel d'la cité maintenant. »
Le dreadeux se redresse totalement, et déclare difficilement ces quelques mots :
- « Qui est-ce qui l'a tué ? »
L'homme commence le chemin inverse, se dirigeant lentement vers la porte, en répondant d'une voix désintéressée.
- « Personne l'a tué, il l'a fait lui-même. Et proprement en plus, on l'a trouvé froid dans une rue à côté du bar. Une bouteille à la main et les doigts bleus. T'as au moins trois clients ce soir. Démerde toi pour trouver de la Coke. »
L'homme sort, on entend plus que ces pas rapides dans l'escalier grinçant et la respiration de plus en plus forte du jeune garçon. Il se laisse tomber sur le matelas, une grimace d'ennui profond sur le visage. La jeune fille le regarde amoureusement, alors qu'il prend la parole.
- « Elodie ... dis moi que, toi, tu ne m'abandonneras jamais ... » dit-il, une pointe de tristesse sur la voix.
Elle se laisse tomber à ses côtés avant de poser ses lèvres sur les siennes en un doux baiser.

- « Jamais, et tu le sais. » dit-elle, avant de sourire malicieusement.
Les yeux clairs et tristes d'Elodie reflètent l'état d'esprit du jeune homme qui est totalement perdu. Et pour la première fois depuis qu'elle l'a rencontré, il y a de cela un an, elle le voit se laisser aller devant elle. La lèvre du dreadé frémit, un sanglot passe cette barrière et une seule et unique larme glisse sur sa joue.

- « Qu'est-ce que je vais faire ... » dit-il, comme une affirmation, comme si personne ne pouvait l'aider. « Je n'ai que seize ans et je suis ... dealer professionnel ? »
La jeune fille se colle contre lui, rassurante, aimante. Les bras du jeune homme viennent l'entourer et la serre.
- « Je t'aime Tom, on trouvera une solution. Ensemble. » murmure t-elle à l'oreille de son amant.

_________________________________________

Voilà la suite tant attendue ^^
Qu'en pensez-vous ?
J'ai mis un certain temps à la trouver mais ça va, ça me plait xD
Bref'
Bisous à toutes
Vous n'aime <3


[CHAPITRE 3 EN LIGNE]


© Stern_*
# Posté le samedi 07 juillet 2007 14:21
Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:34

Chalut les filles !
Je viens de rentrer de vacances
et je vous mets la suite que j'ai écrite
[pas en vacances mais en rentrant xD]
Bonne lecture ! <3


_________________________________________

CHAPITRE 3


[pas de POV]

Une ombre traverse la rue. Effilée, féminine. Bill se poste sur son pallier, soupire et entre. La porte claque et une voix lui parvient de la cuisine. Il s'y attendait, comme tous les jours, sa mère le harcèle de questions sans intérêt pour avoir la chance infime d'un seul mot partagé avec elle. Mais c'est rare que cela porte ses fruits. Bill ne parle pratiquement à personne. Surtout, Bill ne parle jamais pour ne rien dire. Il lance un regard à sa génitrice, regard sans expression particulière si ce n'est l'indifférence, et monte les escaliers quatre à quatre. Il ne voit pas les larmes que sa mère contient avec difficulté. Mais il ne les imagine que trop bien.

La porte s'ouvre sur une chambre sombre, les volets à peine entrouverts. Tout n'est que désordre à l'intérieur. Les étagères qui couvrent un pan de mur restreint, débordent de livres et autres objets. D'ailleurs la plupart font maintenant office de tapis sur le sol. Le bureau est légèrement encombré, mais c'est l'endroit le plus dégagé de la pièce. Bill pose son sac au sol, et on comprend instantanément pourquoi le bureau est libre. Il sort ses affaires négligemment et les pose en un tas sur celui-ci. D'un coup de main expert il envoie valser les vêtements qui s'entassent sur la chaise, et s'y assoit. Le sol est jonché d'habits divers. Sa mère est interdite de séjour dans la chambre. Ca se voit. Bill porte la main à l'interrupteur situé à sa gauche, et la lumière se repend sur le bureau. Il regarde un instant dans le vide, puis ouvre un de ses cahiers en soupirant.

[POV Bill]

Et voilà, c'est repartit pour les devoirs. Devoirs qui ne servent à rien, ne serviront jamais à rien. Pourquoi travaille-t-on ? Pourquoi est-ce que je me force à faire ça ? Normalement, quand on a un but dans la vie, on doit travailler pour l'atteindre. Ca me parait logique à moi aussi, mais ... et si on a pas de but dans la vie ? Si on envisage même pas l'avenir ? ... Je ... j'y pense souvent ... qu'est-ce qui va se passer quand je serais majeur ? Je ... ne sais pas. Je n'ai pas envie de m'occuper de moi. Ni de personne d'autre d'ailleurs. Pourquoi je continue à vivre ? ... peut-être ... parce que ... je n'ai pas envie de mourir ?

[pas de POV]

Bill se lève, avance vers la fenêtre, à travers le bordel innommable que contient la pièce. Il réalise qu'il n'est peut-être pas si 'désespéré'. Il ouvre la fenêtre, doucement, puis le volet et s'y accoude. Le froid entre violemment dans la pièce. Il n'y fait pas attention, le regard braqué sur les étoiles qui filtrent peu à peu à travers les nuages. Son souffle transparaît dans les nappes de buées qu'il relâche. Les étoiles sont rapidement remplacées par des nuages grondants et menaçants. Son regard se porte alors à l'horizon. Il aperçoit les lumières faibles de la cité 'adverse'. Lui habite à la frontière de celle-ci. Heureusement qu'il n'y vit pas. Il sait que les ... 'androgynes' sont traités de pd, et que les 'racailles' ont un peu de mal à avaler le morceau.

[POV Bill]

Non.
Ce n'est pas que je ne veux pas mourir.
La vraie réponse, c'est que ... ça m'est égal.

- - - - - - - - - - -

[pas de POV]

Oui, dans la cité, on n'apprécie pas trop les homosexuels. Tout simplement, parce que, dans la cité on apprécie pas les faibles, et que ceux-ci sont considérés comme tels. Les faibles encombrent. On doit s'en occuper. Mais s'occuper de soi-même et y arriver n'est déjà pas une mince affaire, alors pourquoi traîner quelqu'un d'autre derrière soi ?

Les petites combines, les échanges, les trocs ... seul vrai moyen de vivre ? Pas pour tout le monde. Pour les dealers c'est pourtant le quotidien ...

[POV Tom]

Je presse le pas. J'espère qu'elle m'attendra sagement en haut. Pas comme la dernière fois ... quelle idée de partir à ma recherche ... elle sait très bien que je reviendrais quoi qu'il m'arrive ... même si je mets un peu plus de temps, je reviens toujours.

[pas de POV]

Les épaules rentrées, le souffle rapide, Tom marche vers l'immeuble branlant qu'on peut apercevoir au loin. La main crispée, à l'intérieur de sa poche, sur un objet long, rempli de bonheur. Pour certains.

Arrivé au pied de l'immeuble il reprend un peu son souffle, et grimpe l'escalier en ruine, évitant les trous et pièges que celui-ci recèle. Il ouvre la porte avec précaution. Le gars de l'autre jour l'avait claqué si fort qu'elle aurait pu faire s'effondrer le bâtiment en entier ...

Un rictus de soulagement se lit sur le visage de Tom, qui s'approche doucement du matelas. Il s'accroupit, tire le bras de la jeune fille hors des draps et sort la seringue de sa poche. C'est sans la moindre réticence qu'il enfonce l'aiguille dans la veine, et injecte le liquide dans le sang de la jeune fille blonde. Celle-ci se met à sourire, en sortant la tête de dessous le drap.

-« T'en a trouvé ?! » demande t-elle, sans attendre de réelle réponse.

Il trouve ça dégradant et ignoble. Elodie est devenue dépendante parce que son ex lui a fait 'goûter'. Tom a horreur de faire ça. Mais il sait qu'Elodie à vraiment beaucoup de mal à s'en passer. Elle a fait des crises plusieurs fois. C'est une catastrophe renouvelée à chaque manque.

Il s'assoit à ses cotés, tandis qu'elle se jette sur lui en tapant négligemment sur la seringue, qui vole à l'autre bout de la pièce. La cocaïne aura, décidemment toujours le même effet. Chez Elodie, elle excite ses pulsions. Elle le tire par le pull et le fait tomber sur le matelas, avant de se pencher sur son cou et de l'embrasser.

[POV Tom]

C'est pas pour me déplaire qu'elle s'excite comme ça ... mais je sais que c'est juste parce qu'elle se sent forte et qu'elle veut me le montrer ... elle me l'a dit elle-même. Moi ça m'énerve les effets d'la coke. J'ai toujours 'préféré' l'héro ... enfin 'préféré' ... ce que j'aimerais, c'est ne rien 'préférer' du tout oui ! ... Moi, que je me drogue ... c'est pas grave ... je l'ai ... mérité disons. Mais pas Elo ... je l'aime plus que tout ... la perdre ce serait ... trop dur. De toute façon je n'ai plus personne, à part elle.

[pas de POV]

La jeune fille se mit à califourchon sur lui, le regard pervers, et ses mains descendirent jusqu'à sa ceinture qu'elle défit sans difficulté. Des frissons parcoururent sa peau blanche, presque diaphane. Il l'attira contre lui et passa la couverture au dessus d'eux. Elle se mit à rire, et descendit encore plus bas.

-« Ah c'est à ça que tu veux jouer hein ? » dit-il mi-souriant.
Elle ne répondit rien et se contenta de passer ses mains en dessous de son boxer.

-« Oui, c'est vrai que ... jouer ... c'est le mot. » répondit-elle, en esquissant un sourire invisible pour Tom.
Ses doigts longs et fins glissèrent le long du membre de son vis-à-vis, qui se mit à gémir.

-« Et en plus ... c'est moi qui commence la partie ! » finit-elle par déclarer en riant.

L'immeuble fut moins silencieux que jamais ce soir là ... mais à quel prix ?
Celui de la drogue, tout simplement, celui de la vie ... peut-être ?



_________________________________________

Alors ?
C'est comment ?
[mdr comme j'demande ça xD]
Ca me plait bien ... sachez que
j'en apprends beaucoup sur
la drogue grace à cette fiic' ...
c'e qui n'est pas forcement bien xD
surtout pour mon entourage ...
les pauvres ...
bref'
on se revoit à la prochaine maj ^^

Bisous les filles
Vous n'aime <3


[CHAPITRE 4 EN LIGNE]


© Stern_*
# Posté le samedi 21 juillet 2007 20:20
Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:34